Revue Solstices n°1

Le premier numéro de la revue Solstices, sorti en février 2016, commémore les 20 vingt ans de la disparition de la poétesse italienne Amelia Rosselli (1930-1996).

Il contient des traductions, dont de traductions en français inédites, des photographies de Dino Ignani (dont certaines sont aussi inédites), des témoignages, et des poèmes d’hommage.

La version pdf de la revue :

 

Pour accéder directement aux textes, consultez le sommaire ci-dessous.

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Présentation

Peu à peu la poésie d’Amelia Rosselli gagne en visibilité en France.

Nous espérons contribuer à cet élan en offrant ici un pannel, non pas exhaustif, mais représentatif de sa poésie.

Qu’on soit indulgent pour ce travail de traduction et d’édition mené seul, où sans doute quelques erreurs et coquilles auront échappé à notre vigilence.

Pour l’italien, nous nous sommes référé à l’édition de Mondadori, L’opera poetica, qui est à peu près l’équivalent de La Pléiade en France.

On s’étonnera souvent, surtout sans connaissance préalable de la poésie de Rosselli des étrangetés (altéritions/altérités) du texte. Ce sont celles qu’affectionnait la poétesse et nous nous sommes évertué à les restituer en français.

Certains traducteurs optent (ou – dans la mesure où de nombreuses traductions sont inédites – auraient opté) pour un compromis moins périlleux, dans l’air d’un temps où la poésie doit être claire et limpide,

mais nous sentirons que c’est justement par la déviance, le détournement, l’écart, le jeu, le déplacement, la ruse, pafois même le sabordage et le sabotage (ce que Pasolini avait, un peu vite, résumé par le “lapsus” et qui s’apparenterait davantage à une “altération” bataillienne) qu’Amelia Rosselli pratiquait la poésie. Cette pratique profondément politique de la poétique, il n’était pas question de l’affaiblir.

Nous avons également renoncé à l’usage de notes pour justifier nos choix de traduction ou commenter certains passages du texte : elles auraient alourdi inutilement une publication qui, de toute façon, n’a aucune vocation scientifique.

Toutes les photographies, splendides, sont de Dino Ignani.

Il a eu la gentillesse de nous permettre de les reproduire, qu’il en soit chaleureusement, amicalement remercié : rares sont les personnes aussi généreuses dans un milieu bien trop fermé.

Je remercie aussi Gabriella Sica pour sa contribution

et Takahido Wada pour le petit récit qu’il a, à notre demande, envoyé.

Nous nous sommes permis de joindre une petite série de poèmes inspirés par la lecture de Rosselli. Nous aurions voulu que d’autres se joignent à nous, mais notre appel est resté sans réponse.

Pour toute remarque, question ou commentaire, vous pouvez me joindre à l’adresse suivante :

rodolphe.gauthier@laposte.net

Vous trouverez d’autres textes et d’autres informations (dont une biographie complète) sur les pages consacrées à Amelia Rosselli :

www.rodolphe-gauthier.com/amelia-rosselli.php

R.G.

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Sommaire

Petite anthologie poétique

I ~ Premiers écrits (1952-1963) : “My clothes to the wind”, “Cantilena”, “Sanatorio 1954”

II ~ Variations de guerre & Annexe : Espaces métriques

IV ~ Série hospitalière

V ~ Document (1966-1973)

VI ~ Impromptu

VII ~ Notes dispersées et perdues : “Poesie”, “Appunti”

IX ~ Journal obtus : “Prime prose italiane”, “Journal obtus (1968)”

X ~ Instinct de mort & instinct de plaisir chez Sylvia Plath

XI ~ Tadahiko Wada

XII ~ Gabriella Sica

XIII ~ Série rossellienne

XIV ~ La Langue paternelle