Hommage à Amelia Rosselli / Gabrilla Sica

Gabriella Sica è una delle presenze più assidue nella poesia italiana contemporanea fin dall’inizio degli anni Ottanta quando ha diretto la rivista “Prato pagano” su cui hanno esordito molti dei poeti italiani di oggi. Suo ultimo libro in versi è Le lacrime delle cose (2009). Ha pubblicato poi libri in versi e in prosa: Emily e le Altre. Con 56 poesie di Emily Dickinson (2010) e Cara Europa che ci guardi. 1915-2015 (2015).

	Ha realizzato alcuni video per la Rai sui grandi poeti italiani del Novecento (Ungaretti, Montale, Saba, Penna, Caproni e Pasolini) presentati en avril 1999 au théâtre Molière de la Maison de Paris. Ha partecipato à la rétrospective Poètes dans la ville pour le 40ème anniversaire du jumelage Paris-Rome (Paris, décembre 1996 et Rome, février 1997).  
	Sue poesie sono state tradotte in francese, spagnolo inglese, rumeno, croato, turco e catalano. L’ultimo riconoscimento, conseguito nel settembre del 2014, è stato il Premio Internazionale all’Opera poetica e alla Carriera del  “LericiPea”. 
	Nel sito ufficiale, www.gabriellasica.com, si possono leggere sue poesie, traduzioni, notizie, interviste e  un’autobiografia.

Gabriella est une des présences les plus assidues dans la poésie italienne contemporaine depuis la fin des années 80 alors qu’elle dirigeait la revue Prato pagano où sont parus beaucoup des poètes italiens d’aujourd’hui. Son dernier recueil de vers est Les larmes des choses (Le lacrime delle cose), paru en 2009. Elle a publié ensuite des livres mêlant vers et prose : Emily et les autres, avec 56 poèmes d’Emily Dickinson (2010) et Chère Europe qui nous regarde, 1915-2015 (Cara Europe che ci guarda, 1915-2015) en 2015.

Elle a réalisé plusieurs vidéos pour la Rai sur les grands poètes italiens du XXe siècle (Ungaretti, Montale, Saba, Penna, Caproni et Pasolini) présentées en avril 1999 au théâtre Molière de la Maison de la poésie à Paris.

Elle a participé à la rétrospective Poètes dans la ville pour le 40ème anniversaire du jumelage Paris-Rome (Paris, décembre 1996 et Rome, février 1997).

Ses poésies ont été traduites dans plusieurs langues (français, espagnol, anglais, roumain, croate, turc et catalan). Elle a notamment reçu, en septembre 2014, le Premio Internazionale all’Opera poetica e alla Carriera del « LericiPea ».

Sur son site officiel, www.gabriellasica.com, sont disponibles des poèmes, des traductions, des notices, des entretiens et une autobiographie.

Gabriella Sica est également présente sur les réseaux sociaux.

Amelia d’Iliade

per Amelia Rosselli

Bruciavi, a un’ardente ansia da precaria !

E non avevo il coraggio di stare accanto al tuo male

da spavento Amelia amata da lontano al tuo gentile delirare,

quel viaggio con te in treno verso i Giardini di Venezia

non potevo farlo, no, quel luglio dell’ottantuno,

andavo solitaria dopo la lettura di notte per le calli

vestita tutta di bianco

nell’età della candida presunzione

intrepida, sì, ma tu chiedevi, chiedevi tanto,

torturata dalla Cia nel mondo-cella.

Dovevo stare dai fiori di mandorlo già secchi lontana

c’era lo sforzo di rifare la vita al bel cielo di Roma

tante cose da ricominciare tante nuove da scrivere e fare.

Tu hai capito piena di dignità com’eri

raccolta in una severa malia familiare

e la parola soave.

Anche tu t’eri in aria librata

libellula esile e bella

che t’arrovellavi e inquieta amavi nella tua Iliade blu

dall’ira sospinta in guerra per amore,

Amelia bellica e sanguinante di gocce rosse

con l’elmo casto d’Atena e lievi spade

decisa a librarti su libera più su ancora

a raccogliere il dolce miele degli dèi in un’urna

e intanto lacrimavi per i tuoi cari e la città morta.

Noi due sole, tu al di là del Tevere io al di qua in cammino

fluiva tra me e te il mortale rischio della poesia-destino

se maestra ragazza e ragazza allieva

se in mansarde piene di buoni libri

se quel che la vita terribile leva

così si era ferite e armate

Amelia piccola Melina, rondinella amara che non volevi un nido

e pure tra i rami in croce di un albero il tuo rifugio cercavi.

Alla fine fragile e ancora con le ali ti eri tra i tetti fortificata

ma piano piano si sgretolava la fortezza spiata e assediata

come la tua follia saggia. Ah quanto eri ragionevole

con quegli occhi azzurri penetranti e io irragionevole!

25 marzo 2006

da Le Lacrime delle cose (2009)

*

Amelia d’Iliade

pour Amelia Rosselli

Tu brûlais, d’une anxiété ardente de précaire !
Et je n
‘avais pas le courage de rester à côté de ton mal
par peur Amelia aimée loin de ton gentil délire,
ce voyage avec
toi en train vers les Jardins de Venise
je ne pouvais pas le faire, non, ce juillet quatre-vingt-un,
j’allais solitaire après avoir lu la nuit dans les ruelles
tout
e vêtue de blanc
à l’
âge de la présomption naïve
intrépide, oui, mais toi tu demandais, tu demandais tellement,
torturé
e par la CIA dans le monde-cellule.
Je
devais rester loin des fleurs d’amandiers déjà séchées
il
y avait l’effort de refaire sa vie sous le beau ciel de Rome
tant de choses à
recommencer tant de nouvelles à écrire et à faire.
Toi tu as compris pleine de dignité comment tu étais
recueillie dans un
terrible maléfice familial
et l
a douce parole.
Toi aussi tu allais en l’air flottante
libellule frêle et belle
qu
i s‘enroulait et agitée tu aimais dans ton Iliade bleue
par la colère entraînée en guerre pour l’amour,
Amelia
bellique et sanglante de gouttes rouges
avec le casque
chaste d’Athéna et de légères épées
déterminé
e à monter haut à te libérer plus haut encore
pour recueillir
le doux miel des dieux dans une urne

et en attendant tu versais des larmes pour ceux qui t’étaient chers et la ville morte.
Nous deux seules, toi de l’autre côté du Tibre moi de ce côté en
chemin

s’écoulait entre moi et toi le risque mortel de la poésie-destin

si maître fille et fille élève

si dans les mansardes pleines de bons livres

si ce que la vie terrible enlève

ainsi on allait blessées et armées

Amelia petite Melina, hirondelle amère que ne voulais pas de nid

et pourtant entre les branches en croix d’un arbre ton refuge tu cherchais.


Finalement fragile et
encore avec des ailes tu t’étais entre
les toits fortifiée

mais lentement lentement s’effritait la forteresse espionnée et assiégée

comme ta sage folie. Ah ce que tu étais raisonnable

avec ces yeux bleus perçants et moi déraisonnable !

25 mars 2006

de Les Larmes des choses (2009)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *