Julien Soulier

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Saison six

Revenu dans tes bras
Ne m’ont jamais quitté
L’odeur de ton aura
Et ta chaleur lactée

Les câlins de nos branches
Quand frémissent les hanches
De souvenirs sucrés
Lorsque nos corps s’aimaient

Les mains de la mémoire
Où la lumière frissonne
Encore à chaque automne
Aux envols de nous voir

pour Francine Dubs
13/10/2018

Running spleen


Drogué à la mélancolie
Ton cercueil cache un abreuvoir
Amoureux d’autres nostalgies
Un théorème du désespoir
T’as beau forer tous les abîmes
Tu parviens pas à traverser
La frontière des fantômes intimes
Dans l’impostat de te trouver

Dans les amours du temps là où tu n’as pas pied
Tu s’rais enfin personne dans une sagesse de lait
Mais les ruminations de la laideur humaine
Ravivent la violence et dédoublent tes chaînes

A force de te pointer sur terre
Chez les séquestrés volontaires
Tu mâches ta mort t’en fais des bulles
Dans le pétrole des crépuscules
Ton cercle vicieux prend de l’âge
Et centrifuge ton cœur troué
Sur sédimentation nuages
Dans les enfers qui t’ont raté

Les cachets sont des balles au chargeur du cortex
Vingt ans de récital en des rêves décédés
Mais t’as la complaisance et le login aimer
Ta route reste la même sur le périph annexe

Dommage pour toi depuis dix vies
Ta névropole d’auras australes
Digère bien mal tous les non-dits
Tu n’écoutes pas ton animal
Es-tu de bonne compagnie
Pas la question mon général
Laisse tout flotter je t’ai compris
Même si pour ça t’as enfin mal

Dans les amours du temps là où tu n’as pas pied
Tu s’rais enfin personne dans une sagesse de lait
Mais les mastications de tes hallus sonores
Te font vivre en scission les désirs d’autres ports

7/10/2018

Réalité diminuée


Mon Rorsach de triso mandalise les arcanes
De mosaïques stellaires aux liturgies saphiques
Aux limbes des visions jaillies des jerricans
De mes cryptes romanes contre une paix clinique

Réalité diminuée
Quand plus personne ne se regarde
Dans la rue les tramways
Société perfée casquée autistée

Mais qui suis-je pour juger cette monotonie
Chacun moine du présent drogué ambulatoire
De jour comme d’insomnie la même chaîne abattoir
Mais j’avais une mission anti lamentations

Réalité diminuée
Quand plus personne ne se regarde
Dans la rue les tramways
Société perfée casquée autistée

D’un metaprédateur d’aliénées incurables
Qui saignaient dans mes veines les yeux de l’amnésie
Pour un peu de douceur si j’arrachais les câbles
Comme un radeau en panne contre un cœur d’utopie

13/11/18

4 527e massage sous Lune gibbeuse descendante


Se débattent à mes tempes tes râles de tendresse
Tes soupirs d’absolu lorsque mes mains paressent
De ton dos électrique à ton âme mouillée
De tes flancs magnétiques à ta nuque courbée

Où ma langue te lave de chaque humiliation
Sans religion karcher sans bréviaire possession
Qui fantasment infantiles d’annuler nos traumas
Car c’est bien dans leur force que repoussent nos bras

Où mes lèvres et mes dents les délient du serment
Du pacte du serpent sur nos bouches celtiques
Quand tes pleurs de charbon deviennent des diamants
Sous ta foudre de femme libérée tellurique

Nos éclairs ne sont plus des signaux de détresse
Commémorant un monde bientôt englouti
Mais des orages de joie où nocent l’allégresse
Et les délices légères du déluge de la vie

28/02/2019

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