Hommage à Amelia Rosselli / Série rossellienne

Série rossellienne

 

Hors série

il y avait avait de cette croisée

haut tendue en X le

si ré mi

do ré dièse sol (bis)

de ta solitude

la langue pâteuse par

terre à la curée

des rouge cardinaux et aux

quatre vents de ta folie

au bout d’icelle

les cristaux de verre pour les veines

c’est la neige c’est

l’empan la chute de l’an

du sang

Série 1

Roberto, chiama la mamma, trastullantesi nel canapè

bianco. Io non so

quale vuole Iddio da me, serii

intenti strappanti eternità, o il franco riso

del pupazzo appeso alla

ringhiera, ringhiera sì ringhiera no, oh

prosponi la tua convinta orazione per

un babelare commosso ; car le foglie secche e gialle rapiscono

il vento che le batte. Nera visione albero che tendi

a quel supremo potere (podere) ch’infatti io

ritengo sbianchi invece la terra sotto ai piedi, tu sei

la mia amante se il cielo s’oscura, e il brivido

è tuo, nell’eterna foresta. Città vuota, città piena, città

che blandisci i dolori per

lo più fantastici dei sensi, ti siedi

accaldata dopo il tuo pasto di me, trastullo al vento spianato

dalle coste non oso più

affrontare, temo la rossa onda

del vero vivere, e le piante che ti dicono addio. Rompi-

collo accavalco i tuoi ponti, e che essi siano

la mia

natura.

Non so più

chi va e chi viene, lascia

il deliro trasformarti in incosciente

tavolo da gioco, e le ginestre (finestre) affaciarsi

spalmando il tuo sole per le riverberate vetra.

Christophe, murmurait sa mère, transfigurée au sofa

écarlate. Moi ce je ne sais pas

j’ignore ce qu’elle peut bien vouloir de moi cette

conne, ce con de dieu, sur les strapontins de l’éternité, ou le rire franc

des barbares.

la poupée pendue

de-ci deçà les prolégomènes de l’

oraison pour un babel en branle because

la collection des cous en décolla-

tion oh Mimmo Rotella de Nouvelle Vague en

cinéma nippon mon

amante ma

amante collante et

sexy pin-up punaisé au mur cérébral de ma cellule

que branle l’adolescente flamande, et tout

te dit adieu

déjà adieu

je ne sais plus

qui viendra, laisse

tout cela sur

la table de jeu, s’agacer s’affaisser

dans la réverbération des vitres féminines.

Série 2

Entro della cella di tutte le bontà rimava splendidatemente

un acceso vocabolario : la mia noia. Entro della noia

rimava splendidamente la bontà caduca e vergine. Entro

della cella vergine di tutte le bontà cadenvano gli preti

e le donzelle coi fiori arricciuti in testa : candelabro

dei patiti di vanità. Splendida vergine ! Buttava un enorme

numero di soldi nel fiume. Splendida treccia dell’ingannata !

S’arrovellava per i partiti presi. Numero incognito

di delusioni : v’arrovellate per il nulla – per l’incanto

di una notte d’estate che traccia le sue radici nel cuore

del villano. Incontrollabile notte d’Agosto ! Le tue villanie

sono il frutto della pesca. Pesca introvabile arriccia

il naso. Introvabile verbo che misconosci chi ti guida

l’armonia è tua.

Dans la cellule de mes bontés entières resplendissait

les rimes du dictionnaire : mon ennui. Sous la cloche de verre de

mon ennui resplendissait la bonté candide caduque et vierge

le vagin vierge du cul de la bonté (ta beauté). Devant

le cul vierge et splendide, le vagin candide de la bonté en robe

tombaient à genoux tous les prêtres, les curés, l’Abbé C., l’alphabet et

les donzelles aux cheveux crollés de fleurs. Le candélabre des vanités

vérités (en clair obscur). Tresses splendides des putes ! Splendeurs

des chevelures de nos putains ! Nos épouses des putes. la belle putain

s’emportait contre les partis pris les participants les primo-arrivants. Le nombre

inconnu de nos désillusions : vous vous emportez contre rien – vous

vous emportez pour rien : le nombre d’or de nos amours – sortilège d’une

nuit d’été qui trace ses racines au cœur du vilain (divin). L’incontrôlable nuit

d’août ! Elle a perdu tout contrôle de drogue cette nuit d’août !

Tes pêches juteuses sont le fuit de ta pêche ton prêche. La pêche d’or

sous ton petit nez que tu

fronces. Le verbe foncé froncé enfoncé enculé que tu boudes

introuvable sous la chape de plomb

méconnais celle qui te guide vers la disharmonie !

Série 3

Per l’amore che ti portavo tu vedevi chiaro. Se nel pomeriggio

vi era un sonaglio, era per te – Nel pomeriggio io vi

vedevo chiaro ! Se nel passaggio della luna vi era una cancrena

era per te. Contro d’ogni male vedere e sapere. Per non

morire era necessaria una scappatella ogni tanto. Il quartiere

sbiancava sbiancava ed era tutto un dormire il suo aspettare.

Il quartiere inavvicinabile era sempre sveglio. Era necessaria

la pillola del dottore per ricordarsi. Io vivevo fra i

santi pur rimanendo santa. La realità in me risvegliava

la brama. Il mondo intero era una grande brama ! Ecco il

mondo risvegliarsi in me come una larga barca incosciente.

Ecco il mondo dirmi è tempo di dormire. Ecco il mondo bussare

alle mie porte ed io non rispondere. Ecco la facchinata

che non serve a nessuno. Ecco che è tempo di risplendere.

Pour l’amour que je te portais, tu voyais clair. pour la mort dedans moi tu

te taisais. Grâce à la grâce de l’amour que je portais à ton être entier – tout

ton être, tu étais lucide, tu étais en extase, tu étais extralucide, tu étais

perspicace, des fontaines claires jaillissaient de tes yeux purs, des claires

fontaines d’eaux bleues et pures jaillissaient de tes prunelles. Et moi

le quartier aux abords prohibés me tenait toujours en éveil, à l’

affût la banlieue bourgeoise aux barrières de camps – nul havre, l’

oasis sans soif et la fontaine altérée, alternée de jets monochromes et moi

je n’y voyais plus rien le passage de la lune en plein midi

le cancer du soleil au zénith

mon cœur en zodiaque

dans les canaux sous les ponts les pontes de Venise

l’eau d’argent en trompes les turbines des détroits

l’eau céruléenne de tes reins l’

astreinte de tes reins

ta rage ta

rage de chien. voir savoir savourer tes riens

toute notre rage blanchissait d’un ahan extrême. Mais

la réalité rapidement réveillait à nouveau ma soif. Le monde entier était

une grande soif ! Et voici que le monde entier des choses se

réveille à l’intérieur de moi par une tectonique de l’hybris !

Et quand ma force épuisée et une fois mon corps heureusement

harassé de tout son long étendu dans le nid, alors

le monde en moi me dira de dormir, toujours

le monde transitera sur mes terres, et jamais

les corvées serviront à quelque chose, puisqu’

il est temps de resplendir

Série 4

Sempre agonizzante egli traspariva fra di suoi fratelli

con un velo in mano. Sempre lusingato e lusinghiero conduceva

per mano fanciulle. Con il coltello al cuore rimava. Dentro

della colonna degli abissi scombinava le preghiere. Contro

d’ogni tuo barbaglio, – m’incitava la pioggia. Retta combinavo

preghiere assurde e tutto il mondo crollava. Senza della

rete dei pesci non è possibile danneggiarsi. Contro ogni

malignità non è possibile sollevarsi. Contro della spia

notturna non è chiaro perché cada la bomba.

Agonisant toujours sur les cimes il apparaissait parmi

ses frères la tête voilée. Auguste. Savant

(dans l’art d’aimer) il menait toujours quelque fille

jeunette par la main vers son lit (alcool alcôve). À l’intérieur

des colonnes des abîmes, il brouillait les prières. Contre

tous tes éblouissements, elle se laissait couler la pluie sur

elle. Droite elle formulait des sortilèges absurdes et le monde

entier s’écroulait ! s’écroulait ! S’écroulait ! le monde entier.

Les filets des pêcheurs aux barbillons des poissons, il n’est pas

possible de s’abîmer aux babines des chats. Contre

toutes tes médisances elle n’arrive plus à se soulever. Contre

l’espionne du jour il est clair que la bombe atomique tombera

encore.

Série 5

si dedans l’ici du temps, il y avait encore des illusions tri-

fons et triomphantes, alors les grandes pluies de nos larmes

séchèrent au soleil de midi. ce sont des cris, des menaces

toute une fable (fabula terreuse) qui t’insupporte dans sa récitation résignée

et monotone et convaincante d’un hiver vrai et triste le long de la

pyramidale fatigue dont les faces blanches scintillent

parce qu’au fond il n’y a pas vraiment d’histoire parmi les étoiles et les étals de

notre laisser-aller en jour mécanique un jour de céramique

posé sur la commode de ta mémoire devant le miroir

tu as consommé et commencé comme tu n’as pas fini

le silence cisaillant notre rétine

Série 6

ceinte par la fièvre en fa

de l’opus warburgien

tu déclines la tête

d’un côté

qui n’est plus le tien re-

connaître à travers les

ombres mais surtout les

lumières

le courage de ceux que

les glorioles ne touchent pas.

Ceux-là aiment la fadeur des

vers qui montent grâce à la grâce

éclair de la levure

des vers saignés à blanc

perché (perché sono monello)

seul à l’île de Celan sans

trésor

le vain chant des mains

tendues d’oxygène et d’

agonie vers Ingeborg

Bachman, vers

le souffle terreux de Plath

et vers toi qui fus et

qui n’es plus qu’avec

d’ici et de là-bas

quelques tristes autres ca

davres.

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